Alors que le printemps pointe officiellement son nez ce 20 mars, nous jetons un dernier regard sur la saison écoulée. Si pour nous, humains, l’hiver peut sembler long et rude, pour la vigne, il est une bénédiction.
Au Domaine La Grande Pallière, nous revendiquons souvent l’importance de notre terroir situé à 250 mètres d’altitude. Si on parle souvent de la fraîcheur des nuits d’été, on oublie trop souvent le rôle crucial de l’altitude en hiver. C’est pourtant là, dans le silence et le froid, que se préparent les arômes de vos futures dégustations.
Dès la chute des feuilles en novembre, la vigne entre en “dormance”. La sève redescend dans les racines, le métabolisme ralentit. C’est le repos végétatif. Ce n’est pas une période de mort, mais de régénération. La plante a besoin d’accumuler un certain nombre d’heures de froid (en dessous de 10°C) pour valider son cycle et repartir vigoureusement au printemps. Un hiver trop doux, c’est comme une nuit de sommeil hachée pour vous : on se réveille fatigué.
Sur la côte, les hivers de plus en plus doux risquent de provoquer un “débourrement” (l’éclosion des bourgeons) trop précoce, dès février. Cela expose la vigne aux gelées tardives de mars, qui peuvent détruire la récolte. À 250m d’altitude, le climat est plus marqué. Le froid persiste plus longtemps. Nos vignes dorment profondément et ne se réveillent que lorsque le risque de gros gel est écarté. Cette sécurité climatique protège la quantité et la qualité de la future récolte.
Le froid a une autre vertu : l’hygiène. Des températures négatives permettent de réguler naturellement les populations de parasites et de champignons qui hivernent dans les écorces ou le sol. C’est un allié précieux pour notre démarche en Agriculture Biologique. Moins de parasites au réveil, c’est moins de traitements nécessaires au printemps.
Quel est le lien avec le goût du vin ? Une vigne qui a bien respecté son cycle de dormance est une vigne équilibrée. Elle ne s’épuise pas inutilement. Au réveil, l’énergie stockée dans les racines remonte de manière explosive et homogène. Cela se traduit par une floraison groupée et, in fine, par une maturation des raisins plus régulière.
C’est cette régularité, acquise grâce à la rigueur de l’hiver, qui nous permet d’obtenir des vins à la structure précise, avec des arômes nets et une grande capacité de garde.
Aujourd’hui, l’hiver tire sa révérence. Les premiers bourgeons commencent à “enfler” sur nos coteaux. Grâce au froid de ces derniers mois, nos vignes sont reposées, assainies et prêtes à offrir le meilleur d’elles-mêmes pour ce millésime 2026.
La nature a fait son œuvre, c’est maintenant à nous de l’accompagner.
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L'altitude (250m à Correns) offre des nuits fraîches en été (pour l'acidité) et des hivers marqués (pour le repos de la vigne), garantissant des vins plus complexes et moins lourds.
En plein hiver, la vigne en dormance peut résister jusqu'à -15°C voire -20°C. C'est le gel de printemps, une fois les bourgeons sortis, qui est dangereux.
Oui, absolument. Afin de vous assurer un accueil personnalisé et la disponibilité de notre équipe, la réservation est obligatoire avant toute visite ou dégustation au Domaine La Grande Pallière.
Domaine de la Grande Pallière
Chemin Palière
83570 Correns